Revenir à Résistant(e)s et Déporté(e)s

Geneviève de Gaulle-Anthonioz

L’annonce au Mont-Valérien le 21 février 2014 par le chef de l’Etat du transfert des cendres au Panthéon de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette, tous quatre figures illustres de la Résistance, est l’occasion pour nous de mettre en lumière le travail effectué par les élèves des Club Résistance 2007-2008 et 2014-2015.

Panthéon 2015

Vous découvrirez donc ci-dessous la traditionnelle fiche biographique consacrée à Geneviève De Gaulle-Anthonioz, ainsi que les travaux d’élèves réalisés via le Club Résistance à l’occasion de l’inauguration du collège des Bordes (ouvert en 2000 mais qui attendra 2008 pour être nommé collège Geneviève De Gaulle-Anthonioz), et de la cérémonie au Panthéon en 2015.

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Geneviève De Gaulle naît le 25 octobre 1920 à Saint-Jean-de-Valériscle dans le Gard, où son père, Xavier De Gaulle, frère aîné du Général De Gaulle, est ingénieur des Mines. Elle perd sa mère à l’âge de quatre ans. A treize ans, son père lui fait lire une traduction de Mein Kampf pour qu’elle sache ce qu’est le nazisme naissant.

Résistante dès 1940 au sein du réseau du Musée de l’Homme, puis membre fondateur de Défense de la France, elle fut arrêtée le 20 juillet 1943 et déportée au camp de Ravensbrück, jusqu’au 28 février 1945.

A sa libération, elle rencontre Bernard Anthonioz, jeune éditeur, résistant, qu’elle épouse et dont elle aura quatre enfants. Avec lui, elle s’engage au RPF (Rassemblement du Peuple Français), puis, au retour du général De Gaulle, auprès d’André Malraux au ministère de la culture.

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Geneviève De Gaulle Anthonioz fait alors la connaissance du Père Joseph Wresinski, créateur d’ATD Quart Monde, qui lui demande son aide ; c’est une évidence, elle s’engage, de nouveau, corps et âme, et retrouve cet esprit de résistance contre la misère, contre toutes les fatalités.

Présidente à partir de 1956 de l’Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR), présidente d’ATD Quart Monde en 1964, membre du Conseil économique et social, Geneviève De Gaulle Anthonioz reçut le prix des Droits de l’Homme en France et dans le monde et fut élevée à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur, pour la première fois attribuée à une femme. Elle raconte son expérience dans deux livres, La traversée de la nuit, et Le secret de l’espérance.

Geneviève De Gaulle Anthonioz s’est éteinte le 14 février 2002, ayant fait de sa vie un combat permanent pour la dignité de l’Homme.

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En septembre 1939, la guerre est déclarée. Geneviève de Gaulle a dix-neuf ans. Elle est étudiante en histoire à Rennes au moment de l’armistice. La France est vaincue selon Pétain, mais Geneviève de Gaulle n’admet pas la défaite « Accepter cela était insupportable pour moi (…). Ma décision de « résister » quoi qu’il arrive, je l’ai prise, je crois, ce jour-là, en entendant Pétain parler à la radio. ». Le lendemain, le 18 juin, son oncle le Général de Gaulle lance son appel depuis Londres : la France doit continuer à se battre.

Ses premières actions sont « symboliques, ridicules » dira t-elle plus tard, mais elles marquent les débuts de la résistance civile : arracher un drapeau à croix gammée ou des affiches de propagande, coller des petites croix de Lorraine, symbole de la France Libre, sur les murs….

En 1941, Geneviève poursuit ses études à Paris, chez sa tante Madeleine qu’elle aide à transmettre des renseignements à Londres et à diffuser des dizaines de photos du Général de Gaulle. Elle intègre alors, sans le savoir, le réseau du « Musée de l’Homme » et ses diverses activités : filières d’évasion, diffusion de tracts, édition d’un journal (Résistance), communication de renseignements en Angleterre…. Face aux perquisitions de la police et de la Gestapo, Geneviève est contrainte en 1942 d’entrer en clandestinité. Changements de domicile, d’identité, c’est munie de faux papiers qu’elle exécute des missions périlleuses en zone occupée comme en zone libre, transportant du courrier pour la Résistance, participant à l’organisation d’une filière de passage vers l’Espagne ou parcourant les bois à la recherche de terrains permettant le largage d’armes par les avions anglais.

Geneviève rejoint en avril 1943 le mouvement « Défense de la France » où, devenue secrétaire de rédaction et responsable de la diffusion du journal, elle poursuit la publication clandestine de tracts et journaux, la diffusion de faux papiers et de photos du Général De Gaulle dont elle écrit et diffuse aussi la biographie.

Mais le 20 juillet 1943, trahis par un agent infiltré, plusieurs membres du réseau sont arrêtés. Geneviève ne peut cacher son identité bien longtemps. Violemment battue, livrée aux Allemands qui la font incarcérer six mois à la prison de Fresnes, elle est conduite au camp de Royallieu près de Compiègne le 19 janvier 1944, point de départ des sinistres convois vers l’Allemagne.

Les détenues ignorent tout de leur destination finale : « Nous ne savions pas du tout que Ravensbrück existait (…). La chambre à gaz, on ne savait pas. La Shoah, on ne savait pas. ».

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Le 3 janvier 1944, Geneviève De Gaulle part avec 958 autres femmes vers le camp de Ravensbrück en Allemagne. Après un long voyage éprouvant dans un wagon à bestiaux, elle arrive le 3 février 1944 au camp, et devient le matricule 27372.

Ce camp, réservé aux femmes, est construit sur d’anciens marécages et nécessite de gros travaux de terrassement. Très vite épuisée par cette tâche, Geneviève De Gaulle est alors envoyée dans les ateliers de couture, battue. Son nom ne lui épargne aucune souffrance. Les conditions de vie sont terribles, mais elle garde foi et espoir au contact de plusieurs françaises dont Germaine Tillion, ethnologue, déportée avec sa mère. Elle retrouve aussi son amie Jacqueline d’Alincourt, internée pour faits de résistance politique. Ce sont ces amitiés qui lui permettent de survivre aux humiliations quotidiennes, aux coups, aux insultes, au manque de nourriture. A l’intérieur du camp, les plus fortes soutiennent les plus faibles à travers le partage du repas, et les femmes se retrouvent autour de Geneviève De Gaulle qui explique l’action de résistance de son oncle. C’est par une prisonnière tchèque qu’elle apprendra la libération de Paris et le triomphe du Général. Mais elle est bientôt jetée au cachot. Murée dans l’isolement entre le 28 octobre 1944 et février 1945, elle doute, elle s‘interroge sur sa foi qui vacille, elle s’interroge aussi sur cette fumée qu’elle voit s’élever à partir de janvier derrière ses barreaux. Elle comprendra plus tard qu’il s’agissait des fours crématoires. Ignorant qu’Himmler veut se servir d’elle contre son oncle qui refuse tout marchandage, elle traverse cette épreuve sans perdre espoir, recevant même le soutien de ses amies d’infortune qui lui font parvenir un  colis réconfortant à Noël. Elle raconte ce terrible isolement dans La traversée de la nuit paru en 1998.

En février, des soins lui sont donnés, et elle retrouve la liberté quelques semaines plus tard, sans compensation. On l’appelle par son nom pour la première fois avant de l’entraîner dans le compartiment d’un train qui l’emmène vers la liberté et son père, devenu consul général de France en Suisse.

Cet épilogue heureux lui permettra de témoigner puis de construire son combat contre la misère.

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A la fin des années 1950, Geneviève De Gaulle Anthonioz rencontre le Père Joseph Wresinski. Il lui fait visiter le camp de Noisy-le-Grand qui abrite des familles entières, trop pauvres pour se loger. Elle est frappée par la misère qu’elle découvre mais aussi par la fraternité et la solidarité qui y règnent. Les visages qu’elle rencontre lui rappellent la détresse de ses compagnons dans le camp de concentration de Ravensbrück.

Geneviève De Gaulle Anthonioz s’engage alors pleinement : elle participe à l’organisation d’une campagne radiodiffusée afin de collecter du charbon, elle va aussi intercéder auprès du ministre pour que le camp ne soit pas détruit sans se soucier des occupants, elle favorise l’accès des familles à la culture et à l’éducation, mais elle doit aussi faire face à l’inertie des pouvoirs publics, et à l’indifférence et l’incompréhension.

De 1964 à 1998, Geneviève De Gaulle Anthonioz préside l’association du père Wresinski, ATD Quart monde, restant fidèle à ses volontés : le refus de l’assistance, le souci de donner la parole aux démunis, la volonté de détruire la pauvreté, et non de la soulager. En juillet 1998, elle obtient, après un long combat, le vote de la loi d’orientation de lutte contre les exclusions.

Même après son départ de la présidence de l’association, elle restera une volontaire permanente.

L’inauguration du collège des Bordes, désormais collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz des Bordes, 26 avril 2008

C’est en effet pour célébrer l’inauguration du Collège des Bordes au nom de Geneviève de Gaulle-Anthonioz en 2008 que les élèves volontaires de troisième du Club résistance ont réalisé des recherches sur son parcours, travail qui a permis l’élaboration de panneaux permanents fixés dans le hall de l’établissement et abordant particulièrement son engagement dans la résistance. Des élèves des classes de cinquième ont également participé à la réalisation du panneau consacré à l’engagement de Geneviève de Gaulle-Anthonioz contre la misère et la pauvreté, vous les découvrirez ci-dessous en poursuivant votre lecture. Dans le même temps, une exposition temporaire était consacrée à son internement au camp de concentration de Ravensbrück en Allemagne. Découvrez les photos de l’expo et des panneaux ci-dessous en poursuivant votre lecture, le bilan complet du projet est également disponible en suivant ce lien.

Pour compléter ce premier travail de recherche, deux interventions ont permis aux élèves de mieux appréhender la personnalité de Geneviève de Gaulle-Anthonioz : Joëlle Mazoyer, membre d’ATD Quart Monde, a rencontré tout d’abord les élèves du Club Résistance ainsi que les élèves de cinquième pour expliquer le rôle et le travail de Geneviève de Gaulle-Anthonioz au sein de l’association, tandis qu’Yvette Kohler, résistante et déportée au camp de Ravensbrück, intervenait également  auprès des élèves pour leur raconter son internement à Ravensbrück.

L’exposition temporaire est le résultat d’un an de travail

Le 26 avril 2008, l’inauguration officielle du Collège des Bordes au nom de Geneviève de Gaulle-Anthonioz se faisait en présence des élèves du Club Résistance et de la famille de Geneviève de Gaulle-Anthonioz.

Les autorités au grand complet le jour de l’inauguration, aux côtés des enfants de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et d’Yvette Kohler
Isabelle Gaggini, la fille de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, très émue aux côtés d’Éric Doligé (Conseil Général)
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Yvette Kohler au centre de la photo souvenir, en compagnie des enfants de Genevève de Gaulle-Anthonioz, d’Eric Doligé, des professeurs concernés par le projet, Mélanie Cochet et Benoît Momboisse, du Principal du Collège Frédéric Marchand, et des élèves du Club Résistance, Les Bordes, 26 avril 2008 (Droits réservés, Benoît Momboisse)

Un voyage en Allemagne en mai 2008 aura aussi été l’occasion pour les élèves de découvrir l’univers concentrationnaire au travers de la visite du camp de Ravensbrück dans lequel  Geneviève de Gaulle-Anthonioz et  Yvette Kohler ont été internées. Deux DVD-Video destinés aux futurs élèves ont alors été élaborés à cette occasion. A noter que l’aboutissement du projet devait être la réalisation par le Club Résistance 2009 d’un film sous forme de reportage sur le récit par Yvette Kohler de son internement au camp de Ravensbrück, projet malheureusement inachevé en raison du décès d’Yvette Kohler quelques semaines plus tard.

Le kakemono ci-dessous, et les trois panneaux réalisés avec les élèves :

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Le panneau consacré à l’engagement de Geneviève de Gaulle-Anthonioz auprès d’ATD Quart monde a été réalisé par des élèves des classes de 5ème du collège, contrairement aux autres réalisés par des les élèves de 3ème du Club Résistance, le tout bien sûr imprimé au final par une entreprise spécialisée.

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Ce sont les élèves qui ont choisi ce court extrait du discours de Jacques Chirac lors des obsèques de Geneviève de Gaulle-Anthonioz en 2002 pour compléter leur présentation le jour de l’inauguration.

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Réalisations d'élèves avec leur professeur d'Arts plastiques Mélanie Cochet
Réalisations d’élèves avec leur professeur d’Arts plastiques
Mélanie Cochet
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Tous deux sont désormais en bonne place dans le hall d’accueil
Les panneaux placés dans le hall du collège
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27 mai 2015, Geneviève de Gaulle-Anthonioz entre au Panthéon

21 février 2014, annonce du Président au Mont-Valérien, 22 février 2014, le Club Résistance se met au travail !

Dès le lendemain de l’annonce au Mont-Valérien le 21 février 2014 par le chef de l’Etat du transfert des cendres au Panthéon de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette, tous quatre figures illustres de la Résistance, les élèves du collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz des Bordes se sont aussitôt associés à leur manière à cette grande commémoration nationale.

Un premier groupe d’élèves a entrepris dès le mois de mars 2014 la constitution d’un dossier faisant part de leur souhait de participer de manière aussi active que possible à l’événement. Réalisation de la page de garde sous la tutelle experte de leur professeur d’Arts Plastiques Jacques Echinard (voir ci-contre), rédaction d’une lettre au président de la République sous le regard attentif de leur professeure de Français Virginie Aumont, premières recherches au CDI sur les trois autres résistants et résistante accompagnant Geneviève de Gaulle-Anthonioz avec l’aide de notre professeure documentaliste Sylvie Boulland-Colinet, constitution du dossier par mes soins, le tout sera transmis dès le mois de juin aux autorités.

Septembre 2014, les élèves du Club Résistance 2013-2014 ont quitté le collège début juillet et transmis, à regret, mais avec confiance, le flambeau au groupe suivant qui dès la rentrée s’attelle à son tour à la tâche.

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Visuel de l’exposition Quatre vies en résistance, Centre des monuments nationaux, entre le 8 mai 2015 et le 10 janvier 2016

Un atelier création artistique (6 élèves du Club + 2 talentueuses chanteuses du collège venues en renfort) se met également en avril à la rédaction d’une chanson consacrée à Geneviève de Gaulle-Anthonioz, grâce à l’aide de l’artiste Syrano, et sous la direction de M.Berthet, professeur d’éducation musicale, et de leur professeur d’histoire. La chanson devait être présentée fin avril au concours Panthéon 2015, organisé par le ministère de l’Education nationale et le réseau Canopé, en collaboration avec le Centre des Monuments Nationaux, un concours national à destination des établissements scolaires portant le nom de l’une de ces quatre personnalités concernées. Faute de temps, la chanson ne sera finalisée qu’après-coup, mais vous pourrez l’écouter ci-dessous en poursuivant votre lecture. Une voix s’élève, son titre, est depuis devenu l’hymne non officiel du collège !

Au programme donc, un long travail de recherche qui a permis dans un premier temps de compléter sur notre site cette page consacrée à Geneviève de Gaulle-Anthonioz, avant la réalisation d’une exposition de panneaux consacrés à Geneviève de Gaulle-Anthonioz, mais aussi bien sûr Germaine Tillion, Jean Zay et Pierre Brossolette, ainsi qu’au Panthéon (son histoire, son architecture, et sa fonction), le tout agrémenté de nombreux dessins des élèves.

Afin de toucher le plus grand nombre, élèves, parents, visiteurs d’un jour, un visuel (grand format) sur le mur extérieur du collège a tout le mois de mai rappelé à tous l’information : Geneviève de Gaulle-Anthonioz entre au Panthéon.

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Un visuel orne tout le mois le mai le bâtiment administratif à l’entrée du collège (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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Objectif, rappeler à tous l’événement ! (Droits réservés, Benoît Momboisse)

26 mai 2015, une cérémonie au collège pour impliquer tous les acteurs de l’établissement

Le 26 mai 2015, la veille de la cérémonie à Paris, le Club Résistance présente le résultat de son travail devant les élèves et professeurs des classes de 5ème et de 3ème du collège, en compagnie de nombreux invités, au premier rang desquels l’Adjudant Quinault de la Gendarmerie Nationale, M.Auger Vice Président de la Communauté de Communes Val d’Or et Fôret, M.Riglet Conseiller Départemental, Mme Rouzic Directrice Académique ajointe du Loiret, Mme Lignan Présidente des parents d’élèves AIPE (voir ci-dessous). Étaient également présents mesdames et messieurs les Maires des communes environnantes, ainsi que les représentants des différentes associations qui soutiennent depuis plus de 12 ans maintenant les actions du Club Résistance aux Bordes, comme l’Association des Familles et Amis des Anciens du Maquis de Lorris, l’Amicale des Anciens combattants de La fédération André Maginot, La France Libre, le Souvenir Français et le Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Lorris.

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Invités, élèves, professeurs écoutent les élèves du Club Résistance évoquer les quatre personnalités honorées (Photo Journal de Gien, droits réservés)
  • Les élèves du Club présentent tout d’abord les quatre résistants transférés au Panthéon aux autres élèves du collège et expliquent aux plus jeunes ce que représente le Panthéon. Les 9 panneaux de leur exposition sont montés grâce à l’aide précieuse des élèves de la classe Ulis (unités localisées pour l’inclusion scolaire) de Jean-Louis Casanova, mobilisés pour l’occasion.
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Pierre Brossolette à l’honneur, Collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Les Bordes, 26 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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panneaux expo 2 mai 2015
Panneau architecture Panthéon
Cliquez pour élargir l’image en plein écran puis ctrl et + pour agrandir encore et lire les textes
Panneau histoire Panthéon
Panneau entrées Panthéon 1
Panneau entrées Panthéon 2
Panneau G.de Gaulle
Panneau G.Tillion
Panneau J.Zay
Panneau P.Brossolette

Une projection d’extraits du DVD-Video réalisé par les élèves du Club résistance 2007-2008, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, une femme engagée, vient compléter cette présentation, l’occasion pour tous d’entendre Geneviève de Gaulle-Anthonioz expliquer son « refus de l’inacceptable », évoquant tant son internement à Ravensbrück que son combat contre l’exclusion et pour la dignité.

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G.de Gaulle-Anthonioz défend à l’Assemblée Nationale la loi d’orientation relative à la lutte contre l’exclusion (1998), Collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Les Bordes, 26 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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Le hall de l’établissement fait salle comble, Collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Les Bordes, 26 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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Le hall de l’établissement fait salle comble, Collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Les Bordes, 26 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
  • La cérémonie se poursuit par l’inauguration d’une plaque commémorant l’événement, apposée dans le hall du collège, où figurent déjà les panneaux réalisés par les élèves à l’occasion de l’inauguration du collège au nom de Geneviève de Gaulle-Anthonioz en 2008.
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M.Riglet, Conseiller Départemental, et un élève de 6ème dévoilent la plaque commémorant l’événement sous les yeux de M.Foussereau, principal du collège, Collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Les Bordes, 26 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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La plaque trouve naturellement sa place près de la biographie de G. de Gaulle-Anthonioz dans le hall de l’établissement, Collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Les Bordes, 26 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
  • Les élèves de l’atelier de création artistique dévoilent alors pour la première fois devant tous les élèves du collège la chanson écrite avec Syrano et qui s’intitule Une voix s’élève. Découvrez ci-dessous l’enregistrement studio réalisé à la Clavithèque d’Orléans de Syrano avec les élèves, la vidéo de la première interprétation du titre par les élèves le 26 mai 2015, la jaquette du CD distribué quelques semaines plus tard au moment de la fête du collège, et l’enregistrement vidéo réalisé avec Syrano en juin 2019 !
Démarrez la lecture audio (Droits réservés, collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz des Bordes, 2015)
Une voix d’élève, enregistrement du 26 mai 2015 au collège (Droits réservés, collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz des Bordes, 2015)
Les élèves de l’atelier création artistique du collège Geneviève de Gaulle Anthonioz des Bordes avec Syrano sur la jaquette du CD
Enregistrement réalisé par les élèves de la chorale du collège Geneviève de Gaulle Anthonioz des Bordes, le 6 juin 2019 au collège (Droits réservés, collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz des Bordes, 2019)

27 mai 2015, Geneviève de Gaulle-Anthonioz entre au Panthéon sous le regard des collégiens des Bordes

Temple républicain sur le fronton duquel figure la devise : « Aux grands Hommes la patrie reconnaissante », le Panthéon a donc accueilli mercredi dernier « deux femmes et (…) deux hommes qui ont incarné les valeurs de la France quand elle était à terre », avait justifié le chef de l’Etat en février 2014.  « J’ai voulu que ce soit l’esprit de Résistance qui puisse être salué » par le choix de ces quatre personnalités qui seront « autant d’exemples pour la Nation », a souligné François Hollande, qui a également insisté sur le choix de deux femmes « pour rappeler la contribution de toutes celles, anonymes le plus souvent, qui ont fait partie de l’armée des ombres ». « Aujourd’hui, la France a rendez-vous avec le meilleur d’elle-même » lance-t-il en ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, après avoir remonté la rue Soufllot, précédent de peu les cercueils des quatre panthéonisés.

Parmi les 850 invités du président de la République, les 19 élèves du collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz ouvrent grands les yeux, conscients de vivre là un instant exceptionnel au pied de l’imposante façade de cette impressionnante nécropole. Les jeunes étaient présents en nombre, pour illustrer à la fois la participation de l’ensemble de la nation à l’événement, et l’importance de la transmission à la jeunesse de la mémoire et des valeurs de la Résistance (n’est-ce pas là la mission première du Club résistance !).

Une cérémonie à laquelle le Loiret était fort bien représenté puisque outre Catherine Martin-Zay et Hélène Mouchard-Zay, les filles de Jean Zay l’orléanais, étaient également assis à quelques fauteuils du président de la République, Olivier Carré, adjoint au maire d’Orléans, Michel Jau, préfet du Loiret, Pierre Allorant, vice-président de l’université d’Orléans, ou encore Marie Reynier, recteur de l’académie, venue saluer nos élèves à la fin de la cérémonie, comme le fera également plus tard Jean-Pierre Sueur, sénateur PS du Loiret, qui a toujours soutenu notre initiative parisienne.

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Le Président de la République passe les troupes en revue sous le regard des élèves du Collège, aux premières loges, Paris 27 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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Les portraits des quatre panthéonisés remontent lentement la rue Soufflot… , Paris 27 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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… suivis des cercueils, portés chacun par six gardes républicains, et recouverts du drapeau tricolore…, Paris 27 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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… puis des jeunes arborant les figures des quatre résistants sur leurs tee-shirts bleu-blanc-rouge, Paris 27 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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Le Panthéon prêt pour l’événement, affichant les quatre portraits d’Ernest Pignon-Ernest, Paris 27 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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Tandis qu’on installe les catafalques retentissent La complainte des partisans puis le Le chant des marais, interprétés par le Chœur de l’armée française.

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Les élèves écoutent attentivement le discours du président…, Paris 27 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)

Sur une tribune installée au pied des marches du Panthéon, le président a mêlé passé et présent, histoire et politique, en revenant sur le parcours hors du commun de ces « deux femmes rescapées de l’enfer des camps et deux hommes disparus atrocement dans les derniers jours de l’occupation ». Quatre panthéonisés qui « ont valeur d’exemple. Il nous appartient de les suivre », a-t-il ajouté en direction des nombreux jeunes présents. « Chaque génération a un devoir de vigilance […]. Chaque individu a le choix d’agir. Tout commence par un choix. » Se dresser, donc, s’indigner, « pour que l’intolérable ne soit pas toléré »: telle est la « leçon » que les élèves auront certainement retenu de cette journée et cette entrée remarquée de la Résistance au Panthéon.

« Prenez place », a conclu François Hollande après que les quatre cercueils symbolisant Pierre Brossolette, Germaine Tillion, Geneviève De Gaulle-Anthonioz et Jean Zay ont été disposés sur leurs catafalques, en bas des marches du Panthéon, « Prenez place. Ici, c’est la vôtre ».

Après la Sonnerie aux morts, au son du Chant des partisans, les quatre panthéonisés à nouveau portés par la Garde républicaine entrent dans la nécropole sous la haie d’honneur d’un escadron de la cavalerie, suivis par le président de la République et les membres des familles, les deux filles de Jean Zay, le fils et la fille de Pierre Brossolette, la nièce de Germaine Tillion et Anise Postel-Vinay, les trois enfants de Geneviève de Gaulle- Anthonioz, dont sa fille Isabelle Gaggini, soutien indéfectible de notre projet cette année, qui viendra à son tour à la rencontre des élèves découvrir la chanson qu’ils ont écrite pour sa mère à la fin de la cérémonie.

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… avant de se rendre devant les quatre cercueils pour un dernier hommage, Paris 27 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)

Il est 18h15 quand les 71 personnalités qui reposent déjà dans le Panthéon au sommet de la montagne Sainte-Geneviève accueillent Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay.

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Le soir tombe, les derniers invités quittent les lieux, les enfants en garderont un souvenir ému, Paris 27 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)
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La traditionnelle photo souvenir au pied du Panthéon, les élèves (Luc, Afaq, Maximilien, Maxime, Valentin, Étienne, Vincent, Alexandre, Aurore, Colin, Camille, Johanna, Maxime, Cassandra, Pauline, Wiebke, Lesly, Inès et Elora) et leurs professeurs (M.Foussereau, principal, S.Boulland-Colinet, V.Aumont, A.Berthet et B.Momboisse), Paris 27 mai 2015 (Droits réservés, Benoît Momboisse)

Cette cérémonie aura aussi été l’occasion pour nous de créer des liens avec l’équipe enseignante du seul autre collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz rencontrée sur le pavé parisien, et situé à Cluses en Haute-Savoie : les deux équipes ont noué à cette occasion des liens très forts qui ont depuis débouché sur des projets pédagogiques basés sur des échanges, des voyages de l’un vers l’autre et des visites communes, et ce n’est pas fini !

Notez enfin que depuis la rentrée 2015-2016, un portrait et une courte biographie de Geneviève de Gaulle-Anthonioz trouvent logiquement leur place dans le carnet de correspondance de tous les élèves du collège, une manière de transmettre une petite part de cette journée aux futurs élèves ! En outre, le logo du collège est définitivement entériné avec un code couleur précis grâce à l’aide d’une entreprise spécialisée. Il est présent depuis sur tous les documents produits par le collège :

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